Accueil
Habiba et les islamistes sans barbe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 11
FaibleMeilleur 
Écrit par Max   
24-05-2008
ImageL’Histoire commence ainsi :
« Au Peuple Algérien
Aux Militants de La Cause Nationale
A vous qui êtes appelés à nous juger, le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement, notre souci, en diffusant la présente proclamation, est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir, en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’INDÉPENDANCE NATIONALE dans le cadre Nord-Africain.(...)
BUT : INDÉPENDANCE NATIONALE par :
1°) La restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques ;
2°) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de race ni de confession... » Des hommes et des femmes, mus uniquement par la volonté d’être libres, de mettre fin à la colonisation, de prendre leur destin en mains, rêvaient de construire un pays où chacun réaliserait son ambition et où chacun pourrait vivre sa foi en toute liberté.

Ces révolutionnaires hors du commun étaient en avance sur leur temps : ils imaginaient une Algérie fraternelle où vivraient les musulmans, les chrétiens -arabes ou européens- et les juifs.

La proclamation du 1er novembre 1954 était porteuse d’une promesse grandiose qui finalement n’a pas été tenue par les héritiers directs du mouvement de libération. Cependant la population algérienne gardait espoir dans sa faculté de surmonter ce genre d’avatar monstrueux.

Les algériens disent : « Le feu engendre la cendre » pour dire la déception que cause une progéniture dégénérée. Les enfants des révolutionnaires de novembre ne sont que de la cendre.

Alors que leurs ainés s’appuyaient sur les principes de l’Islam pour garantir la liberté de culte, les dirigeants algériens d’aujourd’hui s’enferment dans une sorte de gargote mafieuse, club des cancres qui n’ont rien compris au sens de l’Histoire et de la marche des peuples.

Ce qui se passe en Algérie aujourd’hui est une honte, une catastrophe totale et une trahison des grands révolutionnaires et même de l’Islam.

Habiba est une jeune chrétienne algérienne, convertie il y a quatre ans.

Apparemment « donnée » par un crétin quelconque, elle a été contrôlée par des gendarmes dans un autocar et trouvée en possession de livres religieux chrétiens dont une bible.
Il ne fallait pas plus pour qu’elle fût embarquée, interrogée et finalement remise à la police qui l’a présentée au parquet.

Tout algérien sain d’esprit se demandera tout de suite si ce n’est pas une mauvaise blague. Ce n’en était pas une car à la suite de la promulgation d’une loi en 2006, le prosélytisme en faveur de religions autres que l’Islam est interdit.

Or Habiba n’a pas été accusée de prosélytisme mais -tenez-vous bien- de « pratique sans autorisation d’une autre religion que l’Islam »...

Personnellement, j’en ai eu le vertige. Je me suis même demandé si ce n’était pas un canular gigantesque puis je me suis rendu à l’évidence : les pensionnaires dirigent désormais l’établissement.

L’Algérie a depuis longtemps perdu son élan progressiste : le clientélisme a fait des ravages. Le népotisme a complètement déséquilibré les rouages du système : mélange de tribalisme et de piston, cela s’appelle une république des petits amis.

Le malheur est que les chefs, incultes au départ, ne peuvent recruter que dans le cercle très large des joueurs de dominos ou de masseurs de bains maures (comme aime à railler le président Bouteflika, lui-même fils d’une masseuse de hammam).

La qualité n’y est donc pas. Le président algérien lui-même n’a pas fait d’études (même s’il ironise sur le niveau de ses propres ministres).

On obtient donc un agrégat monstrueux de fonctionnaires qui travaillent plus avec leur « sentiment » (ainsi que du chapeau) qu’avec la loi.

C’est le cas pour l’affaire de Habiba : un procureur qui lui ordonne de choisir entre la prison ou la mosquée et qui a requis 3 ans de prison ( !), des juges qui demandent aux journalistes présents s’ils sont autorisés à prendre des notes, une accusation complètement loufoque « pratique non autorisée d’un culte autre que musulman », délit qui n’existe même pas....

Cela est indicatif de la formation approximative des juges et des forces de l’ordre. Il est fréquent de se voir contrôler par les policiers pour vous demander si la femme qui vous accompagne est bien votre épouse. Vous aurez beau répondre que cela ne les regarde pas et que même si ladite femme n’était pas votre épouse cela ne serait en rien illégal, le type en képi vous dira que c’est quand même la loi.

Parce qu’il confond ses propres « j’aime, j’aime pas » avec ce que la loi veut ou ne veut pas.

Habiba est devant ses « juges », des islamistes déguisés en magistrats impartiaux, soutenus par un pouvoir déglingué dont le chef a osé exiger des femmes qu’elles ne fument pas dans la rue pour ne pas heurter la susceptibilité des terroristes repentis...comme si la mort de plus de 150 000 personnes était due à l’indécence du tabagisme féminin.

Et, naturellement, tout ce beau monde complètement schizophrène, se lamente en permanence sur le racisme anti-arabe, anti-musulman et voit plus la bosse occidentale que la double bosse qu’il traîne.
Et tout aussi naturellement, le pouvoir dénonce systématiquement les reconduites à la frontière « racistes » alors que des camions pleins de maliens et de nigériens sont conduits vers la frontière sud sans que personne ne relève la contradiction.

Face à une telle conception de la société, à une telle arriération, force est de conclure que la révolution a percuté le mur et que les martyrs se retournent dans leurs tombes.

Le grand BenMhidi avait demandé « Faites revivre nos mémoires » avant d’être assassiné par Aussaresses et les sbires de Bigeard.

L’Algérie ne mérite pas une telle descente aux enfers. Elle ne mérite pas de tels dirigeants, anciens fêtards convertis à l’islamisme sournois et cancres cuistres paradant et s’activant même pour obtenir un Nobel de la paix.

L’Islam ne mérite pas une telle forfaiture. L’Islam interdit la contrainte religieuse. L’Islam est innocent du crime de ces malades.

Libérez Habiba ! L’Islam exige la libération de Habiba !
Commentaires
Ajouter un nouveauRechercherRSS
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
Dernière mise à jour : ( 11-08-2008 )
 
Suivant >

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Derniers fils du forum

Visions

forum algerie france, pour une meilleure vision des deux rives

Qui est en ligne

Il y a actuellement 8 invités en ligne