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L'Algérien restera esclave sur sa terre et un péril ailleurs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Slash   
10-04-2008

ImageLes Robespierre-like


Les patriotes d'avant 1962 en Algérie n'ont rien à voir avec ceux qui dilapident, 46 ans après, plus de 10 pour cent du budget national, plus que celui de la jeunesse et celui de l'enseignement. Les premiers étaient l'antithèse des "patriotes de la révolution française, des anti-Robespierre. Les seconds, des "Robespierre-like", sont ceux qui se cachent derrière l'histoire, comme ils se cachaient derrière les buissons pour vendre à la plèbe une légitimité sans responsabilité et entretenir un despotisme maquillé de paternalisme tribal.

Un certain De Gaulle l'aurait prédit, des "maquillés" communément appelés maquisards l'ont exécutés, à leur insu dites-vous! Le terme Moudjahid ne convient plus à la réalité de l'Algérie de 2008. Ce terme n'a plus rien à voir avec son sens étymologique, ou ontologique, ou idéologique, puisque l'arabe est une langue étrangère au sein de la nomenklatura et la rente la seule raison d'être du système. Doit-on citer des noms de maquisards, étymologiquement parlant, ceux qui se cachaient derrière les buissons? Cela serait indécent de la part d'un contribuable, assimilé citoyen, en plus je n'ai pas la "gueule" pour ça. Celle-ci, l'indécence, figure sur la carte de visite des apparatchiks.


Un responsable par définition n'est-il pas celui qui est justiciable et donc punissable? La nomenkaltura l'est-elle? Donc, le massacre continue ! La guerre est encore ouverte, non contre la pauvreté, mais contre un télécolonialisme qui a placé des figurines indigènes dans la vitrine bureaucratique et gardé le fond de commerce au profit des seuls maîtres de l'Algérie, les français de souche ou assimilés.


Nous sommes des indigènes, assimilés citoyens, comme le furent nos parents au temps de la colonisation. La décolonisation n'est pas achevée. Le français est maître au pays des "bougnoules", le réflexe du colon colorie l'étiquette de la nomenklatura et toute forme de richesse locale prend le large comme à l'époque où l'Algérie n'était que le comptoir commercial de la rive nord et non un pays avec son identité et ses maîtres.


Un 3ème mandat pour le boss de la nomenklatura équivaut à une non assistance à un peuple et pays en danger. Le moudjahid a déposé les armes le 19 mars 1962, le maquisard continue à agiter les buissons pour faire croire que quelque chose bouge, qu'on maîtrise la chose sur le terrain. Ses sbires attendent qu’il dépose sa candidature présumée à la prochaine présidentielle. Son geste assommera l'espoir d'un changement possible et l'autodestruction se poursuivra indéfiniment soit le nième épisode d'un feuilleton dont personne n'ignore le scénario. L'Algérien restera esclave sur sa terre et un péril ailleurs.

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Dernière mise à jour : ( 10-04-2008 )
 
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