Insomniaque

Flagorneur d’un corps flétri
Regard hagard et anatomie en pâte
Courbent l’échine en hâte
Je reste debout malgré l’insomnie

Les idées en vrac pétries
À moins qu’une encre mate
Ou des songes acrobates
Café, cigarette toutes des agonies

Je vais aller prendre un café
À l’image de mon âme serrée
Je plonge ma tête dans l’eau

Une eau stagnante sans oxygène
Celle qui empeste la peine
Ma folie approche rien n’est faux

Ma tristesse telle qu’une amie
De longue date me prend
Par surprise et me couche sur un banc
La poitrine en offrande ouverte à ma mie

Dans ses bras ma carcasse
Se débat pour fuir
Sans même ouïr
Les hurlements de ma détresse

Ma chance est la divine crevasse
Peu importe la cassure
Entrer ou sortir l’obscur
L’essentiel est que lumière jaillisse !

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